De zéro,
J'ai marché dans toute la ville à la recherche d'un visage familier.
Assises à un café, je l'ai harcelée de questions l'a t'elle vu?Avec qui?Comment?Donne moi des nouvelles..
Premier magazin, rayon disque "pourquoi?"
Second magazin, devant une jolie robe "quesque j'ai fait?"
Troisième traversée devant le café "On m'a abandonnée?"
Je n'ai pas fait de démarches pour retrouver des bras sur moi, des épaules ou frapper ma tête mais pour être là, j'aime je crois parce que je m'inquiète, parce qu'une seule présence me rassure, parce que les compromis pourraient être la règle, parce que je veux savoir ce qui arrive, par annihilation résignée et satisfaite mais l'on me retire ces fonctions, meêm celles-ci. Il fût un temps où je possédais des piliers humains, des parties de moi nécessaires, j'ai cru au "toute la vie", j'imagine la scène que l'on m'a raconté, je l'imagine sans moi, sans besoin de ma présence, mon regard bienveillant ne l'était peu être pas, j'imagine du désespoir et de l'attitude, j'ai peur de faire ce que je vais faire mais je n'y peux rien, ce n'est plus une question d'orgueil.
J'ai mal mais je m'acharne à ne pas ressentir ça encore.
J'en ai tellement parlé, chanté les louanges.
Chanter quelqu'un qui ne vous veut plus, c'est poétique mais iréel.
Alors je meurs et j'attends.
Et j'évite de marcher le regard droit par crainte de le rencontrer.
Maintenant, plus que jamais j'ai peur, terriblement peur des autres, après tout ce que j'ai perdu, je n'ai jamais imaginé perdre l'amour de mon frère, de mon meilleur ami, de mon petit ami.
Je suis fatiguée.
Je ne sais plus. Mon assiette est pleine.
On m'a vidée, j'aimerais qu'on me mange maintenant, qu'ils satisfassent à fond leurs instincs primaires, j'ai depuis longtemps différencié hauteur et orgueil trivial.
Je vous en supplie servez vous dans mon plat .